Thème 1 – Fragilités des démocraties, totalitarismes et Seconde Guerre mondiale (1929-1945)
Ch 1. L’impact de la crise de 1929 : déséquilibres économiques et sociaux /montrer l’impact de la crise économique mondiale sur les sociétés et les équilibres politiques, à court, moyen et long terme.
les caractéristiques du capitalisme dans les années 1920 ; /le passage d’une crise américaine à une crise mondiale ; / l’émergence d’un chômage de masse. F. D. Roosevelt et le New Deal. a politique économique du Front populaire.
Ch 2. Les régimes totalitaires :mettre en évidence les caractéristiques des régimes totalitaires, leurs effets sur les sociétés ainsi que sur l’ordre politique européen. (l’idéologie, aux violences et à la terreur, aux formes et degrés d’adhésion :
le régime soviétique ; e fascisme italien ; national-socialisme allemand. La grande famine en Ukraine (1932-1933). interventions des régimes totalitaires durant la guerre civile espagnole et l’engagement des intellectuels. La nuit de cristal » (9-10 novembre 1938) : un pogrom.
Ch 3. La Seconde Guerre mondiale montrer l’étendue et la violence du conflit mondial, à étudier le processus menant au génocide des Juifs d’Europe et à comprendre, pour la France, toutes les conséquences de la défaite de 1940. un conflit mondial : protagonistes et théâtres d’opération ;crimes de guerre, violences et crimes de masse, génocide des Juifs et des Tsiganes ;la France dans la guerre : le régime de Vichy, l’occupation, la collaboration, la Résistance. Guerre d’anéantissement à l’Est et génocides des Juifs et des Tsiganes. De Gaulle et la France libre. Les femmes en Résistance.
Thème 2 – La multiplication des acteurs internationaux dans un monde bipolaire (de 1945 au début des années 1970) (12-14 heures)
Ch 1. La fin de la Seconde Guerre mondiale et les débuts de la guerre froide mettre en parallèle la volonté de création d’un nouvel ordre international et les tensions qui surviennent entre les deux nouvelles superpuissances (États-Unis et URSS). Le bilan économique, humain et moral de la Seconde Guerre mondiale ; les nouvelles frontières de l’Europe ;
les bases d’un nouvel ordre international (création de l’ONU, procès de Nuremberg et de Tokyo) ; la naissance de l’État d’Israël ;les débuts de l’affrontement entre les deux superpuissances. La construction de la paix au Japon, 1945-1952. « Berlin année zéro ».
Ch 2. Une nouvelle donne géopolitique : bipolarisation et émergence du tiers-monde montre comment la bipolarisation issue de la Guerre froide interfère avec la décolonisation et conduit à l’émergence de nouveaux acteurs.
les modèles des deux superpuissances et la bipolarisation ; les nouveaux États : de leur indépendance à leur affirmation
Ch 3. La France : une nouvelle place dans le monde montrer comment la France de l’après-guerre s’engage dans la construction européenne tout en s’efforçant de préserver son rôle international, comment elle réforme ses institutions et ouvre davantage son économie.
la France, acteur de la construction européenne dans le contexte de la guerre froide ; la fin de l’empire colonial français ;
la crise algérienne de la République française et la naissance d’un nouveau régime ; les choix stratégiques (arme nucléaire, sortie du commandement intégré de l’OTAN) ; l’ouverture économique, l’élévation générale du niveau de vie et l’entrée dans la société de consommation. La guerre d’Algérie. L’audiovisuel public (1949-1974).
Thème 3 – Les remises en cause économiques, politiques et sociales des années 1970 et 1980 (10-12 heures)
Ch 1. Les changements économiques et leurs conséquences montrer les conséquences sociales, économiques et géopolitiques des chocs pétroliers (1973 et 1979), dans le cadre d’une crise économique occidentale. les chocs pétroliers : la crise économique occidentale et la nouvelle donne économique internationale ; la montée du chômage et l’État-Providence en question ; le « socialisme de marché » en Chine. Margaret Thatcher et le tournant économique libéral au Royaume-Uni.
Ch 2. La modification des grands équilibres politiques montrer les profondes évolutions politiques qui caractérisent la période : la démocratie trouve une nouvelle vigueur, de la chute des régimes autoritaires d’Europe méridionale (Grèce, Portugal et Espagne) à l’effondrement du bloc soviétique, tandis que la révolution iranienne marque l’émergence de l’islamisme sur la scène politique et internationale.
La révolution islamique d’Iran ; La démocratisation de l’Europe méridionale ; les élargissements de la CEE et l’élection du Parlement européen au suffrage universel ; l’effondrement du bloc soviétique et de l’URSS. La guerre d’Afghanistan (1979-1989). L’année 1989 dans le monde.
Ch 3. Un tournant social et culturel, la France de 1974 à 1988
Ce chapitre souligne les mutations sociales et culturelles de la société française pendant une période marquée par de nombreuses réformes et l’émergence de nouvelles questions politiques.
de nouveaux débats dans une France en crise : critique de la société de consommation, émergence de la question de l’environnement et de la question de la solidarité ; une société en mutation : évolution de la place et des droits des femmes, place des jeunes et démocratisation de l’enseignement secondaire et supérieur, immigration et intégration ; les transformations du paysage audiovisuel français, l’évolution de la politique culturelle et les nouvelles formes de la culture populaire. L’interruption volontaire de grossesse : un tournant dans l’évolution des droits des femmes. L’abolition de la peine de mort et l’évolution du droit pénal.
Thème 4 – Le monde, l’Europe et la France depuis les années 1990, entre coopérations et conflits (10-12 heures)
Ch 1Nouveaux rapports de puissance et enjeux mondiaux éclairer les tensions d’un monde devenu progressivement multipolaire en analysant le jeu et la hiérarchie des puissances. Les formes et l’étendue des conflits sont examinées, ainsi que les conditions et les enjeux de la coopération internationale.
les nouvelles formes de conflit : terrorisme, conflits asymétriques et renouvellement de l’affrontement des puissances ;
le Proche et Moyen-Orient : des conflits qui perdurent ; la guerre et l’éclatement de l’ex-Yougoslavie ; l’effort pour mettre en place une gouvernance mondiale face aux défis contemporains (justice internationale, réfugiés, environnement). La fin de l’Apartheid en Afrique du Sud. Le 11 septembre 2001.
Ch 2. La construction européenne entre élargissement, approfondissement et remises en question contextualiser les évolutions, les avancées et les crises de la construction européenne.
le passage de la CEE à l’Union européenne : évolution du projet européen et élargissements successifs ; Europe des États, Europe des citoyens : référendums et traités (Maastricht, traité constitutionnel de 2005, traité de Lisbonne, référendum britannique …). Le tunnel sous la Manche. L’euro : genèse, mise en place et débats.
Ch 3. Les évolutions de la République française montrer les évolutions constitutionnelles et juridiques de la République française, qui réaffirme des principes fondamentaux tout en s’efforçant de s’adapter à des évolutions de la société.
la Cinquième République : un régime stable qui connaît de nombreuses réformes institutionnelles ; la réaffirmation du principe de laïcité (2004) ; les combats pour l’égalité ainsi que l’évolution de la
Constitution et du Code civil en faveur de nouveaux droits (parité, pacte civil de solidarité (PACS), évolution du mariage …). La parité : du principe aux applications. L’approfondissement de la décentralisation.
Thème 1–Mers et océans: au cœur de la mondialisation (11-13 heures)
Questions
Mers et océans : vecteurs essentiels de la mondialisation.
Mers et océans : entre appropriation, protection et liberté de circulation.
Commentaire
La maritimisation des économies et l’ouverture des échanges internationaux confèrent aux mers et aux océans un rôle fondamental tant pour la fourniture de ressources (halieutiques, énergétiques, biochimiques …) que pour la circulation des hommes et les échanges matériels ou immatériels. L’importance des routes et les itinéraires diffèrent selon la nature des flux (de matières premières, de produits intermédiaires, industriels, d’informations …). Mais les territoires sont inégalement intégrés dans la mondialisation.
Les routes maritimes et les câbles sous-marins, tout comme les ports et les zones d’exploitation, restent concentrés sur quelques axes principaux. D’importants bouleversements s’opèrent, ce qui accroît les enjeux géostratégiques et les rivalités de puissance, notamment autour des canaux et des détroits internationaux. Le classement des principaux ports mondiaux (fondé notamment sur l’ampleur de leur arrière- pays ou hinterland) évolue constamment du fait notamment de l’ouverture de nouvelles voies maritimes (le nouveau canal de Panama et la route nord par exemple).
La mise en valeur et l’utilisation des mers et des océans relèvent d’une logique ambivalente, entre liberté de circulation et volonté d’appropriation, de valorisation et de protection. La délimitation des zones économiques exclusives (ZEE) est aujourd’hui la principale cause de tensions entre les États en raison des ressources présentes dans ces zones et de la volonté de ces États de les exploiter.
Études de cas possibles
Le golfe Arabo-Persique : un espace au cœur des enjeux contemporains.
La mer de Chine méridionale : concurrences territoriales, enjeux économiques et liberté de circulation.
L’océan Indien : rivalités régionales et coopérations internationales. Le détroit de Malacca : un point de passage majeur et stratégique.
Question spécifique sur la France
La France : une puissance maritime ?
Commentaire
La France (métropolitaine et ultramarine), du fait de ses départements et territoires d’outre-mer, contrôle la deuxième zone économique exclusive (ZEE) mondiale et s’affirme encore comme une puissance maritime malgré la perte de compétitivité de ses ports. Les mers et océans demeurent, pour la France, des enjeux à la fois économiques, environnementaux et géostratégiques.
Thème 2 – Dynamiques territoriales, coopérations et tensions (11-13 heures)
Questions
Des territoires inégalement intégrés dans la mondialisation, en fonction des décisions publiques et des stratégies des entreprises. Coopérations, tensions et régulations aux échelles mondiale, régionale et locale.
Commentaire
La mondialisation contemporaine conduit à l’affirmation ou à la réaffirmation de puissances et à l’émergence de nouveaux acteurs. Les territoires, quelle que soit l’échelle considérée (États, régions infra- et supra-étatiques, métropoles …) ont inégalement accès à la mondialisation. La distance est encore un facteur contraignant, d’autant plus que des protections et des barrières sont mises en place, limitant les échanges internationaux. La hiérarchie des centres de décision mondiaux est en constante évolution. Parmi les plus grands centres financiers mondiaux, cinq sont aujourd’hui en Asie, trois en Europe (Londres, Zurich et Francfort) et deux en Amérique du Nord.
Concernant les inégalités territoriales, l’Union européenne a permis un rattrapage considérable du sud de l’Europe par rapport au nord. Les disparités inter-régionales se réduisent toutefois plus lentement. Dans le reste du monde, de nombreux accords d’échanges régionaux économiques se sont réalisés (ASEAN, ALENA, MERCOSUR …), mais certains sont peu porteurs de développement.
Études de cas possibles
Les îles de la Caraïbe et des Antilles : entre intégration régionale et ouverture mondiale.
La Russie, un pays dans la mondialisation : inégale intégration des territoires, tensions et coopérations internationales.
Les grands axes de la nouvelle route de la soie.
L’Asie du Sud-Est : inégalités d’intégration et enjeux de coopération.
Question spécifique sur la France
La France : un rayonnement international différencié et une inégale attractivité dans la mondialisation.
Commentaire
La France affirme sa place dans la mondialisation, d’un point de vue diplomatique, militaire, linguistique, culturel et économique. Elle entre en rivalité avec les autres pays et cherche à consolider ses alliances.
La France maintient son influence à l’étranger via son réseau diplomatique et éducatif, des organisations culturelles, scientifiques et linguistiques (instituts français, Louvre Abu Dhabi, lycées français à l’étranger …), mais également à travers les implantations de filiales d’entreprises françaises. Elle attire sur son territoire, plus particulièrement à Paris et dans les principales métropoles, des sièges d’organisations internationales, des filiales d’entreprises étrangères, des manifestations sportives et culturelles aux retombées mondiales, des touristes …
Thème 3 – L’Union européenne dans la mondialisation : des dynamiques complexes (11-13 heures)
Questions Des politiques européennes entre compétitivité et cohésion des territoires.
Des politiques publiques et des stratégies privées de localisation et d’alliance : les moteurs de la constitution d’agglomérations industrielles, de services et de technologies.
Commentaire L’Union européenne présente une grande diversité de territoires, tout en étant l’organisation régionale au degré d’intégration le plus marqué au monde. L’UE est le premier pôle commercial mondial. Elle est cependant exposée à des défis et tensions externes et internes (difficulté à établir une politique commune en matière de défense, d’immigration, de fiscalité …), ce qui limite son affirmation comme puissance sur la scène mondiale.
Les politiques européennes de cohésion économique, sociale et territoriale visent deux objectifs : d’une part la réduction des inégalités territoriales, d’autre part la valorisation des atouts des territoires des États membres pour faire face à la concurrence mondiale. L’UE soutient et accompagne en particulier la formation et la pérennisation d’agglomérations industrielles, de services et de technologies sur son territoire (clusters). Ces agglomérations constituent l’exemple type d’un territoire compétitif en raison de son tissu économique et social et de ses réseaux, de sa réactivité, de sa capacité d’innovation et de l’attractivité qui en résulte. La Silicon Valley représente une forme emblématique qui sert de modèle à la création de nombreuses agglomérations en Europe et en France (pôles de compétitivité).
Études de cas possibles
L’Allemagne : une puissance européenne aux territoires inégalement intégrés dans la mondialisation.
Les transports dans l’Union européenne : un outil d’ouverture, de cohésion et de compétitivité.
La politique agricole commune (PAC) : les effets territoriaux d’une politique européenne.
La cartographie d’une agglomération industrielle ou technologique en France.
Question spécifique sur la France
La France : les dynamiques différenciées des territoires transfrontaliers.
Commentaire
Les territoires transfrontaliers se caractérisent par des échanges et des mobilités de part et d’autre de la frontière. L’Union européenne encourage les coopérations transfrontalières, en assurant notamment la libre circulation et en instituant un cadre réglementaire. Elle finance des projets et des équipements transfrontaliers par des programmes spécifiques. Les territoires transfrontaliers ont cependant des dynamiques différenciées.
Thème 4 conclusif – La France et ses régions dans l’Union européenne et dans la mondialisation: lignes de force et recompositions (11-13 heures)
Questions Les lignes de force du territoire français.
Des recompositions territoriales à toutes les échelles, entre attractivité, concurrence et inégalités.
Commentaire
L’étude de la France et de ses régions vise à interroger le rôle des acteurs, à différentes échelles, dans l’intégration européenne et mondiale, et les effets territoriaux différenciés de cette intégration.
L’étude de la région du lycée permet de mobiliser les connaissances acquises sur la France pour les appliquer à une autre échelle d’analyse. Il s’agit d’envisager avec les élèves les territoires de proximité et les divers aspects de leur attractivité. Cette approche leur fournit des clés de lecture pour comprendre leur territoire de proximité. Elle peut s’appuyer sur les questions suivantes :
quelles relations de la région avec l’Europe ?
quelle place pour les agglomérations industrielles, de services, et technologiques (clusters) dans la région ?
quelle attractivité spécifique au territoire ?
quelles liaisons avec l’océan ?
quel réseau de transports ? …
Notions et vocabulaire à maîtriser à l’issue de la classe terminale (en complément des notions et vocabulaires acquis en classes de seconde et de première qui seront remobilisés tout comme les repères spatiaux acquis).
Mondialisation : notion transversale à l’ensemble des thèmes.
Haute-mer, maritimisation, puissance, route maritime, zone économique exclusive (ZEE).
Attractivité, intégration territoriale.
Agglomération industrielle, pôle de compétitivité, écosystème (cluster).
Territoire transfrontalier.
Aménagement des territoires, collectivité territoriale, région.





